Il nous est parvenu le texte suivant que je me suis permis d'intituler "Loup y es-tu ?". Merci à notre contributeur.
Notre PDG a pris l'habitude de s'absenter entre chaque réunion de CCE. Il part en congés ou à l’étranger pour des réunions ou des visites clients. Qu'est-ce qui lui prend d'un seul coup ? Lui qui a interdit quasiment tous les voyages long-courriers en fait un chaque semaine depuis que les négociations sur le plan social sont entrées dans la phase la plus active.
Comment justifie-t-il ces voyages vis-à-vis de ses supérieurs? Va t-il chez des clients pour remporter des commandes dans les derniers rounds de négociations. Nous n'avons pas eu les effets de ces réunions jusqu'à maintenant. Aucune nouvelle commande importante n'a été enregistrée pendant ces dernières semaines. Va-t-il chez les clients qui nous ont déjà passé commande pour clore certains projets devenus des bourbiers? Il nous avait habitués à ses discussions de claims avec nos clients desquelles il ressortait avec des résultats ambigus. Va-t-il là à la maison-mère pour négocier des postes supplémentaires ou un réaménagement du plan social ? S’y rend-il un pour demander ce qu'il peut proposer aux politiques ?
Je ne le crois pas. Je pense plutôt que dans le manuel SIEMENS pour réaliser une bonne restructuration, il est indiqué de se déplacer entre chaque CCE dans les phases finales de négociations pour éviter de se faire prendre en otage. Ne pas être au bureau. Cela permet également de ne pas discuter, de ne pas négocier en dehors des réunions de CCE. Il ne perd pas de terrain. Il ne se met pas en situation risquée vis-à-vis des médias ou vis-à-vis des politiques. Il a dû lire également quelques manuels de stratégie militaire. Il a essayé la guerre de tranchées en se barricadant au cinquième étage et en postant des vigiles aux points clef. Il a vite vu que les verrous ne suffisaient pas. Il est passé à des guerres plus modernes. Il a choisi le mouvement permanent pour ne pas se faire prendre par ses ennemis.
Je ne suis vraiment pas sûr que ce soit la meilleure stratégie. Au moment où il devrait faire un des efforts pour essayer de persuader les salariés de suivre son plan il refuse la discussion. Il reste des dizaines de points à traiter dans le cadre du plan social, notamment toute la partie PSE. Tous ces points vont nécessiter des dizaines d'heures de négociations. Il faut du temps pour négocier tout cela. Il faut être présent. Dans ses e-mails il nous indique que la négociation sur le dimensionnement de la société n'est pas terminée. Comment va-t-il faire en étant en permanence loin du bureau? Ne craint-il pas qu’à force d'être absent les gens n'interprètent son attitude comme du mépris. Ne nous supporte-t’il plus du tout ? Au bout d’une journée de CCE, lui faut-il plusieurs jours de récupération loin de ces « fucking French » ? Ne craint-il pas un procès ? Le délit d'entrave ne commence-t-il pas par l'absence répétée du PDG ? A-t-il peur qu’un huissier lui apporte une convocation à comparaître au tribunal ? Il est vrai que s'il est en permanence absent l’huissier va avoir du mal à lui transmettre.
B. FONSEKA a choisi une stratégie qui consiste à ne pas être présent dans la seule société entre deux CCE certainement pour ne pas se faire prendre en otage et pour ne pas avoir à discuter ou à s’expliquer. Je suis convaincu que cette stratégie est la pire qu’il pouvait choisir. Elle détruit les messages d'ouverture qu’il n'arrête pas de nous asséner lors des réunions d'information et dans ses e-mails. Elle casse les derniers espoirs que nous pouvions avoir en l’avenir de SIEMENS VAI MT SAS dirigé par ce type de manager.
Siemens Singers : Ce matin, un patron a tué un pov'gars
A la demande express de BF, l'intersyndicale a accepté de retirer la vidéo accompagnant cette parodie de la chanson du lapin de Chantal Goya sur laquelle figurait un homme d'affaire avec un casque militaire, un masque à gaz et un bazooka. Ce dernier tirait un missile sur lequel était écrit 'Arme de restructuration massive' en lettres gothiques vers des employés déguisés en lapins qui tombaient sur le sol dans un cadre verdoyant. Ce missile symbolisait le plan de restructuration qui a été élaboré outre-rhin par des gens qui ne connaissent pas notre métier et qui est imposé par le président allemand de Siemens VAI MT France avec une absence de vraie négociation caractérisée et dénoncée sur ce blog. Il n'y avait aucune référence à autre chose qu'à l'histoire que nous vivons ici, mais il semble qu'à Munich et que pour l'auteur d'un unique commentaire anonyme (adresse email non valide) cela ait éveillé de douloureux souvenirs, ce que nous regrettons. Ceci d'autant plus que les paroles de la chanson sont du même niveau de violence que le texte original de la chanson pour enfants et sont sans commune mesure avec la violence ressentie par les employés qui voient leur entreprise être démembrée de sang-froid.
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Paroles
Dans la vallée de l'Automne
Ce matin est arrivée
Une chose que personne n'aurait pu imaginer
On a décidé de nous tuer
Vite fait et bien fait
Pour tous les Siemens du coin
C'est une vraie exécution
Ce matin un patron a tué un pov'gars
C'était un manager
C'était un manager
Ce matin un patron a tué un pov'gars
C'était un patron qui avait un sale plan
Ceci n'est pas une histoire
Inventée pour la chanson
Et chantons leur cette histoire
Quand les patrons reviendront
Et s'ils se mettent en colère
A brandir leur sale plan
Tout ce que nous pouvons faire
C'est de leur dire "Vas t'en"
Quand demain, y'aura plus rien
Comment feras-tu?
Tu ne peux défaire 100 ans de savoir faire
Quand demain, y aura plus rien
Comment feras-tu ?
Sois intelligent et range ton sale plan