Le 23 février 2010, la Direction de Siemens VAI MT SAS a confirmé l’arrêt unilatéral des négociations en cours avec:
- Transfert des salariés de Saint-Chamond à Montbrison repoussé de 18 mois pour raison de non préparation des conditions de transfert et d’accueil.
- Prime de Mobilité de 15 000€ de transfert vers Montbrison, soit environ trois fois moins que lors du transfert en 2003 du siège dans la Loire.
- Indemnité de transport de 200€ à 300€, soit trois fois moins que les coûts réels à supporter.
- Préretraites financées par Siemens et assurées au plus tard le 31/12/2013 touchant un nombre réduit de personnes en capacité de partir en pré-retraite mais qui courent néanmoins un gros risque en regard des négociations nationales à venir sur les régimes de retraite et l’allongement de la durée de travail.
- Indemnités de licenciement légales de l’ordre d’un mois de salaire pour la majorité des licenciés (les plus jeunes et derniers embauchés).
- Indemnité supra légale de préjudice proposée dans une fourchette de 5000€ à 24000€ soit environ 2 fois moins que celle attribuée à Siemens SAS Paris alors que sur la région parisienne le retour à l’emploi est moins difficile qu’en province.
- Prime transactionnelle variant de 2000€ à 9000€ sous conditions d’un renoncement à toute poursuite juridique à l’encontre de Siemens
Alors que Siemens se targue de respect : « notre atout majeur : les personnes qui travaillent dans notre entreprise. Nous les traitons avec respect, créons des opportunités d’évolutions et de développement, considérons l’aspect humain et encourageons l’émulation – Des réponses pour la vie.* » Nous pouvons nous poser de façon légitime des questions. Pourquoi deux poids deux mesures si ce n’est la confirmation d’un mépris dont nous faisons les frais depuis le début de la procédure tant sur le volet social qu’industriel. En effet, c’est une véritable casse de notre outil qui nous est imposée par un dictat allemand :
- protectionnisme national par transfert des activités laminoirs, planeuses et automatismes
- début de délocalisation en Chine de notre seule activité sur les lignes de traitement en continu de tôle où sont déjà implantés le siège social, un bureau d’études et 2 usines.
Ainsi dans un tel contexte, nous ne pouvons espérer qu’un sursis de 2 ou 3 ans (temps nécessaire au transfert de notre savoir-faire) avant la fermeture totale de notre entité française.
Cerise sur le gâteau, notre Président Bernhard FONSEKA toujours égal à lui-même dans son cynisme et sa pleutrerie laisse en otage deux de ses directeurs pour finaliser la pseudo-négociation du plan de restructuration qu’il a initié et pour lequel jusqu’à ce jour, il a refusé toute délégation.
SIEMENS : « faites ce que je dis mais pas ce que je fais », deux poids deux mesures, les personnels se souviendront de vous !
* : texte issu de la charte Siemens sur le respect du personnel